L’alchimie, la magie de l’or

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12 janvier 2015

L’alchimie, la magie de l’or

Symboles alchimiques
Symboles alchimiques

Dans cet article,  je percerai avec vous le mystère de l’alchimie, la transmutation du plomb en or qui permettrait d’accéder à une richesse supérieure que celles des biens matériels.

En effet, transformer le plomb en or, qui n’en a jamais rêvé ? Les alchimistes l’on fait et le font encore. Pour eux, cette transmutation est avant tout un moyen de s’élever spirituellement, d’atteindre des niveaux de conscience supérieure et de développer des pouvoirs.

Les origines de l’Alchimie

L’alchimie est une véritable science au sens traditionnel du terme. Elle possède de forts liens avec les sciences physiques dans la mesure où elle a pour objet l’étude des transformations physiques de la matière. On dit d’ailleurs qu’elle est à l’origine de la chimie moderne. La science alchimique est connue, et d’autant plus entourée de mystère, qu’elle s’intéresse au métal le plus précieux de tous les temps : l’or.

Aussi appelée hermétisme, l’alchimie se base aussi sur des considérations philosophiques particulières qui la classent, à la fois, comme une science et une voie de développement personnel. La transmutation du plomb en or n’est pas, en effet, une finalité mais un moyen de s’élever spirituellement.

Le terme « alchimie » vient d’un mot arabe « al-kīmiyā » qui désigne la pierre philosophale, grand objet de recherche de l’alchimie. Ce mot est notamment passé par le latin médiéval avant de devenir celui que nous connaissons aujourd’hui. Les correspondances entre l’alchimie et la chimie sont tellement fortes que les deux mots sont synonymes jusqu’à l’apparition de la chimie moderne au XVIIIème siècle.

Mais l’alchimie remonte bien plus loin que ces racines arabes supposées. En effet, on trouve déjà des pratiques alchimiques dans la Chine ancienne dès le IVème siècle avant J.-C.

A la découverte de la pierre philosophale

En fait, le fondement de l’alchimie est la recherche de la pierre philosophale ou comment trouver le fabuleux secret qui permet de changer les plus vils métaux, que ce soit le plomb ou un autre, en un métal précieux, en général l’or, mais cela peut être aussi l’argent.

Les alchimistes cherchent donc le procédé secret qui permet de réaliser cette fameuse pierre philosophale. Ils appellent cette recherche : le Grand Œuvre. C’est la première étape de la démarche alchimique.

Au niveau supérieur, il s’agit plutôt d’une élévation et d’une transformation de l’âme de son état habituel à un niveau spirituel plus élevé. Une autre école alchimique, l’Ars Magna, cherche plutôt, une transformation de l’alchimiste en une espèce de surhomme aux pouvoirs presque illimités.

Une branche médicale

On peut ainsi considérer plusieurs écoles alchimiques :

–    la première cherchant à transformer le plomb en or ou en argent,

–    la deuxième ayant comme aspiration l’élévation de l’âme,

–    la troisième cherchant à fabriquer une espèce de surhomme.

Mais, une quatrième voie alchimique dite médicale cherche à trouver des moyens chimiques de soigner les affections corporelles. C’est en cela que la médecine alchimique fut aussi un des précurseurs de la médecine moderne.

D’ailleurs, c’est comme cela que l’alchimie arabe s’est fait connaître du monde occidental : par la fabrication d’élixirs pour guérir les maux. La différence avec la médecine moderne c’est que la médecine alchimique n’utilise que des produits d’origine naturelle tandis que la première emploie, d’une manière générale, des matières chimiques fabriqués artificiellement.

L’alchimie de Paracelse

Un des grands noms de l’alchimie est sans aucun doute Paracelse, né en Suisse en 1493 et mort en Autriche à Salzbourg en 1541. Il est la synthèse de ce que doit être un alchimiste car il était, aussi, à la fois médecin et mystique.

Paracelse fut un brillant médecin et une autorité dans le domaine de la médecine par les plantes. Il fut également l’un des plus grands  alchimistes de tous les temps. Il pratiqua la médecine alchimique ou hermétique. Pour lui, l’important n’était pas de chercher la pierre philosophale mais des remèdes pour guérir les maux des hommes. Pour Paracelse, le but de l’alchimie était de chercher la quintessence d’une plante pour qu’elle soit efficace à très petite dose. Il fut ainsi le précurseur de l’homéopathie.

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Commentaires

Pr S. Feye
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Sur la transmutation, lire: "Apologie de l'argyropée et de la chrysopée contre Thomas Éraste" de Gaston DUCLO, dans: "Défenseurs du Paracelsisme DORN DUCLO DUVAL" Chez Beya Éditions, 2013. (traduction du latin)

sénégal
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www.senorama.com