La « Révolution de la modernité », made in RD Congo

1 septembre 2014

La « Révolution de la modernité », made in RD Congo

Au moment où, à Kinshasa, les politiques nous chantent de la « Révolution de la modernité dans tous les secteurs de la vie, brandissant des grandes maquettes et panneaux publicitaires sur les grandes artères de la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), ces images sont éloquentes et prouvent à suffisance, la situation sociale des citoyens  congolais en plein XXI ème S. De l’avis de certains observateur, la fameuse « Révolution de la modernité » n’est qu’un « slogan », dans la mesure où, les constructions modernes, les autoroutes « 5 étoiles », les infrastructures « haut de gamme » et les bonnes conditions sociales des populations…ne le sont que sur des maquettes. En réalité, la situation laisse à désirer.

Il s’agit d’un photo-reportage, tourné dans différents sites où sont logés les déplacés de guerres et conflits armés, en juin 2013 à Kalémie, dans le District du Tanganyika, au Nord de la Province cuprifère du Katanga. Les politiciens devraient cesser de nous distraire et de donner  l’impression que tout va bien chez nous. Découvrez par vous-mêmes, cette « Révolution de la modernité » qui, peut-on dire, est une marque déposée du pays de Joseph Kabila.

Ce sont les Agence humanitaires du système des Nations Unies, comme le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Unicef… qui viennent souvent au chevet de ces personnes vulnérables pour leur apporter une aide en vivres et non vivres. Le gouvernement congolais qui est le premier responsable de ces paisibles citoyens, est quasi-inexistant sur terrain.

N°1

Elèves d'une école de Tabacongo (à 10 Km de Kalemie
Elèves d’une école de Tabacongo (à 10 Km de Kalemie)

A l’ère de la « Révolution de la modernité » chantée sur tous les toits à Kinshasa (RDC), c’est cela,  la situation de l’élève congolais en plein 21ème siècle. Cette photo est prise dans une des écoles du village de Tabacongo, à une dizaine de Kilomètre de Kalemie, province du Katanga. 

N°2

 

Elèves àla cantine
Elèves servis à la cantine

 

N°3

 

Les élèves alignés et attendent d'être servis à la cantine
Les élèves alignés et attendent d’être servis à la cantine

Les élèves font la queue pour recevoir la ration pendant la recréation. Nous sommes à Nkona à une dizaine de Kilomètre de Kalémie. La plus part d’entre eux sont les enfants des déplacés mais, on y retrouve aussi ceux des populations locales. L’objectif de cette pratique de cantine scolaire était de retenir les enfants à l’école et les empêcher d’aller à la chasse ou de faire d’autres travaux dus aux parents. Mais, une fois qu’il y a carence de nourriture à la cantine, l’école est séchée. 

 

N°4

 

Enfants des déplacés
Enfants des déplacés

C’est une enfant d’un déplacé à kabubili (28 Km de Kalemie), elle a 5 ans. Apparemment, elle n’est pas en bonne santé et n’accuse pas une bonne croissance physique.

 

N°5

 

Distribution des vivres à Mulange Rail
Distribution des vivres à Mulange Rail

Ces femmes attendent la distribution des vivres par le Programme alimentaire mondial (PAM), à Mulange Rail (123 Km de Kalemie, au Katanga). 

 

N°6

Accueil des vivres à Mulange Rail
Accueil des vivres à Mulange Rail

Cette marée humaine en liesse, se réjouit parce que l’équipe du Programme alimentaire mondial (PAM) arrive dans leur Camp pour procéder à la dernière distribution supplémentaire des vivres pour ce site de Mulange Rail. Il faut noter que le PAM distribue des vivres, deux fois  mensuellement, après avoir identifié et évalué les besoins alimentaires d’un site des déplacés. En dehors de ces deux distributions réglementaires, si le besoin se fait encore sentir, le PAM pourrait évaluer la possibilité d’accorder une seule et dernière distribution supplémentaire. Mais pour ce site de Mulange Rail, cette distribution supplémentaire qui intervient après trois mois, est loin de satisfaire les besoins sur terrain.

 

N°7

Un enfant servi à la cantine scolaire
Un enfant servi à la cantine scolaire

N°8

Les élèves mangent après quelques heures de cours
Les élèves mangent après quelques heures de cours

Les enfants de l’école du village de Kabubili (à Kalemi, dans le Nord-Katanga) reçoivent la cantine scolaire du PAM pendant la recréation. Après quelques heures des cours et pour les encourager à fréquenter l’école, ces élèves sont invités à prendre leur repas et sont servis dans des conditions hygiéniques déplorables. Ce repas composé de haricot (petit poids) et de la bouffe, ou du Fufu, comme  on l’appelle chez nous. Il s’agit d’une préparation de la farine du maïs mélangée  à celle du manioc. Les enseignants eux, reçoivent la ration non cuite qu’ils pourront amener chez eux. C’est une sorte de rétribution pour eux.

N°9

Les adultes  formés en alphabétisation en échange des vivres
Les adultes formés en alphabétisation en échange des vivres

Ces personnes adultes échangent la formation contre des vivres du PAM. C’est à dire qu’ils reçoivent une formation en alphabétisation et autres métiers pour se voir être bénéficiaires d’une ration alimentaire pour nourrir les leurs. C’est ça notre grand Congo démocratique.

N°10

Un enfant malnutris interné à l’hôpital général de référence de Kalémie
Un enfant soufrant de la malnutrition aiguë admis à l’hôpital général de référence de Kalémie

Dans le District de Tanganyika, plusieurs enfants souffrent de la malnutrition sévère, aiguë ou modérée. Ils sont également exposés à plusieurs maladies d’origine hydrique. Notamment, le choléra. Certains d’entre eux les plus vulnérables, sont pris en charge dans des centres de santé par les humanitaires. Et cela, n’est pas le problème de l’autorité publique.

 

N°11

Un enfant souffrant de malnutrition aigue admis a l'hôpital général de référence de kalemie
Un autre enfant souffrant de malnutrition aiguë admis a l’hôpital général de référence de kalemie

Ces enfants malnutris sont pris en charge par le Programme alimentaire mondial, jusqu’à l’amélioration de leur alimentation. D’autres meurent pendant le traitement. Alors que nombreux sont ceux qui n’ont pas accès aux soins et abandonnés à leur triste sort.

L’UNICEF construit parfois, quelques écoles et fournit quelques outils classiques pour les aider à fréquenter l’école. 

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Commentaires

Jean Denis
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Ce reportage est très édifiant sur la situation réelle de l'ensemble notre pays du nord au sud et de l'est à l'ouest hormis l'autosatisfaction de la classe dirigeante.
De choses pratiquement impassable au vu d'énormes ressources de la RDC que de laisser des populations tributaire de l'assistance humanitaire des Nations Unies.
Go a Head cher ami.

Désiré Enyangola
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Merci PAM.Dans votre mandat, vous etes entrain de sauver des vies et alleger les souffrances de etres humains qui sont considerés comme des choses par les politiciens.
Ce pays est geré par des hommes insensibles a la souffrance du peuple.Le temps viendra ou ils rendrons des comptes vis a vis de la communauté internationale, la population et aussi devant les ancetres de ce pays qui sont en colere contre eux.
Allez de l'avant; du courage et developper cet initiative partout dans le pays par que cette situation est generale et parreille partout au congo.

jean KILONDa
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j'ai un plans de sauvetage de la crise alimentaire capable de développer la RDC en générale et le Tanganika ma province d'ici 2025 mai à condition que Dieu me donne la grace...Merci.