La Monusco confirme la présence des éléments de la Seleka en RD Congo

9 janvier 2014

La Monusco confirme la présence des éléments de la Seleka en RD Congo

Abdallah Waffy représentant spécial du S.G de l'ONU en RDC
Abdallah Waffy représentant spécial du S.G de l’ONU en RDC

Le représentant spécial adjoint de l’ONU en charge des opérations à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le général Abdallah Wafy, a affirmé mercredi 8 janvier 2014 à Kinshasa que, « les éléments incontrôlés de la Seleka (Centrafrique) sont déjà sur le territoire congolais ».

« Ils sont en train de traverser dans certaines localités de la Province orientale,  au point où les populations locales ont eu peur et sont en train de fuir ces zones », a-t-il indiqué au cours de la conférence hebdomadaire de la Monusco (Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo. .

 La Seleka, dont la dissolution a été décidée par l’actuel régime en place à Bangui, est une coalition rebelle qui a porté Michel Djotodia au pouvoir en Centrafrique, en mars 2013. Le général Abdallah Waffy a souligné que « la Monusco craint une éventuelle déstabilisation de la RDC et qu’il est  nécessaire de prendre des dispositions pour que ce qui s’est passé à l’est de la RDC ne se reproduise pas aujourd’hui dans l’Equateur ou dans la Province orientale ».

S’agissant de l’Equateur, « les ex- Forces armées centrafricaines (FACA) se sont enfuies avec armes et bagages pour se réfugier de l’autre côté du fleuve », aux premières heures de la prise de Bangui par la Seleka en mars 2013. Cette situation a créé une insécurité accrue dans cette province. Au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, les Congolais ont été victimes de leur hospitalité en 1994 pour avoir accueilli sur leur territoire les réfugiés venus du Rwanda.

 « Nous sommes en contact avec les FARDC pour voir quelles mesures mettre en place en vue de prévenir de tels événements malheureux » a indiqué le chef adjoint de la Monusco.

 A la suite des événements qui se sont produits à Kinshasa et à Lubumbashi le 30 décembre 2013 et ont causé officiellement 103 morts, l’ONU  réalise qu’il est impérieux de ne pas seulement concentrer l’essentiel de ses troupes (90 %) à l’est du pays. Elle estime que l’ouest de la RDC attire l’attention dans la mesure où ces événements malheureux interpellent aussi bien la Monusco que les autorités congolaises.

La situation dans la province du Katanga considérée comme une province stable inquiète. Abdallah Wafy a relevé qu’il ne se passe deux semaines sans que la ville de Lubumbashi ne fasse l’objet d’attaques des éléments armés Bakata Katanga ».

 « Le moment venu, nous allons voir au niveau de la Monusco comment nous adapter pour appuyer les autorités nationales afin de  faire face à ces différentes menaces », a dévoilé le général Wafy. Selon lui, aujourd’hui, il ne s’agit pas de groupes armés à l’est du pays, mais de tentatives de déstabilisation de la situation sécuritaire ».

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