Enfants à vendre !

Un des enfants adoptés et bloqués en RDC

Un des enfants adoptés et bloqués en RDC

Les trafiquants d’êtres humains en RDC, utilisent le nouveau vocable : « adoption » pour masquer leur forfait. Et des orphelinats sont utilisés comme véritables réservoirs de cette sorte de pêche à la ligne.

En République démocratique du Congo (RDC), certains ont recours à de multiples stratagèmes pour adopter des enfants, notamment en invoquant des raisons de charité. Pour masquer leur forfait, le nouveau vocable est bien trouvé : « Adoption ». Et des orphelinats constituent les réservoirs de cette sorte de pêche à la ligne.

Selon les statistiques officielles recueillies à la Direction générale de Migration, « 1104 enfants congolais ont été adoptés, depuis 2009, dans 16 pays étrangers ». En tête figurent les Etats-Unis d’Amérique (453 adoptés), l’Italie (433 adoptés) et la France (160 adoptés).

Une moyenne d’environ 200 enfants par an, selon des sources des services étatiques. Le bilan est ahurissant et inquiétant. Mais, le Congo n’est pas l’unique pays à offrir ce spectacle qui rappelle la traite esclavagiste. La situation devient de plus en plus alarmante en Afrique. Pourquoi une telle affluence des « négriers » sur le continent noir ?

Faux dompteurs d’enfants

Les raisons sont multiples et les abus de plusieurs ordres. Certains de ces enfants adoptés sont par exemple transformés en marchandises que l’on revend aux puissants négriers, parfois via Internet aux plus offrants qui s’en servent à leur guise.

Aux corvées qu’on leur impose, il faut ajouter le fait que certains sont transformés en objet alimentant l’industrie pornographique florissante, principalement en Occident. On les entraîne malgré eux. On n’hésite pas à leur faire prendre des drogues fortes pour les livrer à des pédophiles.

Mais, ces « faux dompteurs d’enfants » se le permettent, car ils bénéficient des autorisations d’adoption de complaisance, et ce, malgré la mesure de suspension prise en 2013 par le gouvernement. Ô la justice congolaise !
Oui, dans la plupart de cas, ces négriers se font représenter par leurs avocats (Congolais), au lieu de leur présence physique telle que voulue par la loi. Pourtant, l’arsenal juridique congolais a prévu des garde-fous à propos de l’adoption des enfants.

Certains observateurs pensent que ceux qui autorisent l’exode des enfants congolais vers de terres inconnues, devraient tenir compte de l’incompatibilité de certaines cultures qui effraieraient plus nos enfants qu’elles ne les aideraient à résoudre de problèmes humanitaires escomptés.

Gel d’autorisations

Des enfants adoptés

Des enfants adoptés

En 2013, les autorités de Kinshasa ont imposé un gel des autorisations de sortie. Un millier de parents étrangers dont les enfants ont été « légalement » adoptés sont retenus dans un orphelinat. Certaines familles attendent depuis quatre ans , selon RDC Adoption, un collectif de parents.

La même année, une journaliste de Reuters avait révélé qu’« un réseau officieux de parents » se débarrassait de leurs enfants adoptés en les proposant à d’autres parents, via des réseaux sociaux. A l’en croire, plus de 260 enfants (de 9 à 12 ans et des filles, pour la plupart), auraient été « échangés » en 2013, rien que sur Yahoo!

Quelques-uns d’entre eux ont été transférés, hors de tout cadre légal, dans des familles connues des services sociaux pour avoir maltraité ou abusé sexuellement de leurs enfants biologiques, selon la même source.

Cette situation et celle de la légalisation, dans plusieurs pays d’accueil, du mariage gay a poussé les pays d’origine à durcir les conditions d’adoption pour les ressortissants étrangers. Ces pays d’origine étant, pour la plupart, opposés à l’homoparentalité, craignent que leurs enfants soient confiés à des couples homosexuels. Raison principale avancée par les autorités pour justifier la suspension des autorisations de sortie.

Le 14 août 2015, au cours du Conseil des ministres, le gouvernement congolais devait se pencher sur cette question et mettre éventuellement fin au blocage. Mais, l’examen du dossier a été ajourné. Ce, en dépit de la demande officielle, au début du mois d’août, des sénateurs américains qui ont sollicité des autorités congolaises, l’accélération des dossiers laissés en souffrance.

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